Page:Barnave - Œuvres de Barnave, tome 2.djvu/8

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assignats, les finances et les affaires étrangères.

Les affaires étrangères nous tiennent dans un état d’armement qui augmente nos dépenses ; la détresse avilit les assignats, et par là augmente encore la dépense numérique du gouvernement sans augmenter ses recettes ni ses ressources. De là, l’inquiétude du peuple augmente par le changement dans le prix des choses, et le moment où le gouvernement cessera de pouvoir payer s’avance dans une progression rapide.

Si nous arrivons à ce moment sans guerre et sans crise intérieure, quel en sera le résultat ? la perte des assignats devra être alors énorme ; la perception des impôts sera probablement imparfaite, tant à cause du défaut de confiance que du défaut d’énergie dans l’administration.

Il est probable que nos armemens militaires seront encore sur pied ; ainsi, par l’ensemble de ces circonstances, le résultat pourra être à la dépense, comme un est à deux, et les moyens de la caisse de l’extraordinaire épuisés, ne pourront être remplacés par de nouvelles fabrications sans augmenter le discrédit, et, par conséquent, la disproportion des moyens aux besoins. Tout emprunt paraîtra impossible, toute augmentation d’impôt le sera bien plus encore au milieu du mécontentement public.

On suspendra le paiement des créanciers de