Page:Bassompierre - Journal de ma vie, 1.djvu/427

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Coleniche ne mesprisa pas cette occasion, car enfonçant ce front estonné, il le renverse à vive force, pendant que noz carabins en chargent les flancs, et les Wallons la queue. Le nombre des adversaires estoit grand, mais se croyant chargez de toute l’armée, ils s’estonnent et prennent le party de la retraicte. Monsieur de Joinville alors, avec Monsieur de Bassompierre, les enfonce, suivy de Coleniche, de sorte que voila ce grand nombre en fuitte, qui pense regagner son pont. Mais leurs compagnons de l’autre costé du fleuve preferèrent laschement leur deshonneur à leur devoir, de sorte qu’ils rompent le pont, et jettent à la mort les leurs qui trouvent en teste le fleuve qui les noye, et le fer ennemy dans le dos qui les tue. »


On peut voir une narration à peu près semblable de cette affaire dans l’Inventaire de l’histoire generalle des Turcz, par le sr Michel Baudier ; Paris, 1631 (pp. 605, 606). Le récit de N. de Montreulx a, comme celui de Bassompierre, l’avantage d’être écrit par un témoin oculaire.


IX


(Voir p. 147).


Le Porc-Espic était un des ouvrages avancés de la ville d’Ostende du côté de l’occident.

Voici comment Haestens, dans le livre intitulé : La nouvelle Troye ou Mémorable histoire du siège d’Ostende, raconte l’assaut qui coûta la vie à Jean de Bassompierre, seigneur de Removille :


« Le 5 de Juing, veille de la Pentecoste, il se fit un assaut general par trois divers endroits, le plus opiniastrement que les assiegeans peurent faire : ils recommencerent par trois fois, et le combat dura huict heures. Les assiegeans avoyent fait