Page:Bassompierre - Journal de ma vie, 1.djvu/438

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passé de deça, dont je vous fais part pour en faire de mesme a voz amis. Ne doubtez point que ce coup inesperé n’apporte promptement un grand bien a toutte ceste province qui estoit a la veille d’estre perdue par la pratique des Espagnols, et ce secours sy innopiné ne se pouvoit humainement attendre. Sur ce je vous baise humbt les mains ; de Reins ce xxviije avril mvc iiijxx xiiij. »


XVII


(Voir p. 366).


Malherbe, dans sa correspondance, raconte jour par jour la brouillerie de la reine et de Bassompierre avec des détails presque exactement semblables à ceux que donne le maréchal. Je transcris ici dans leur ordre les passages de ses lettres qui sont relatifs à ce sujet.

20 octobre. - « Il s’en faut beaucoup que 66[1] ne soit bien comme de coutume ;

Mais non plus que du Nil je n’en sais point la source ;

il faudra que je l’apprenne de lui-même : l’on m’a dit qu’il a été huit jours sans que 51[2] ait parlé à lui. Il y en a qui croyent qu’il a reçu de mauvais offices de 65[3]. L’affaire est un peu rhabillée ; à quoi 59[4] l’a fort assisté. Je l’ai vu ces jours-ci au cabinet, mais moins hardi beaucoup que de coutume, et sans que 51 lui dit jamais rien : cela passera. »

27 octobre. - « La défaveur de 66 continue visiblement ; la source en est l’alliance de 55[5] et 65, qui se sont conté l’un

  1. M. de Bassompierre.
  2. La reine.
  3. Le marquis d’Ancre.
  4. Le duc de Guise.
  5. M. de Villeroy.