Page:Bassompierre - Journal de ma vie, 2.djvu/422

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Après les scènes de l’enchantement de la forêt, et avant l’intermède des quatre chevaliers des aventures qui triomphaient de cet enchantement, il y eut trois entrées successives de quatre bûcherons, de quatre scieurs de bois, et enfin de quatre sagittaires qui étaient MM. de Bassompierre, de Brantes, de Courtenvaux et de la Rochefoucaud.

Ces quatre sagittaires « s’en vindrent faire leur entrée, avec des arcs et des fleches, faisans gestes et contenances guerrieres. Ils avoyent un pourpoint de satin blanc, en forme de cuiracine, avec des mufles de lyon, le tout en broderie d’or fort relevée, deux bas de saye l’un sur l’autre, incarnadin et blanc, brodez d’argent, le bas de soye incarnadin avec des bottines brodées d’or, et sur la teste une bourguignotte argentée avec forces plumes. »

(Relation du grand ballet du roy, dancé en la salle du Louvre, le 12 fevrier 1619. Lyon, pour Jean Lautret, 1619.)

On peut lire dans cette relation les quatrains licencieux que le poëte Porchères, inventeur du ballet, adressait « aux dames » par la bouche de ces seigneurs.


XII


(Voir p.143).


Le roy a Mr de Noailles, Henry, 24 fevrier 1619.

« Monsr de Nouailles, Ayant esté aduerty du depart inopiné de la royne, Madame ma mere, et de son acheminement vers Loches, peu suiuie des siens mais bien accompagnée d’aultres, j’ay estimé necessaire de vous en donner aduis. Cette nouuelle comme non preueue m’a esté bien estrange et d’aultant plus que j’estois sur le point de partir pour l’aller visiter ainsy que je l’en auois fait asseurer par le sr du Fargis que je luy auois despesché depuis huit jours comme en toutes occasions je me