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Un cadavre sans tête épanche, comme un fleuve,
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- Sur l’oreiller désaltéré
- Sur l’oreiller désaltéré
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Un sang rouge et vivant, dont la toile s’abreuve
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- Avec l’avidité d’un pré.
- Avec l’avidité d’un pré.
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Semblable aux visions pâles qu’enfante l’ombre
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- Et qui nous enchaînent les yeux,
- Et qui nous enchaînent les yeux,
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La tête, avec l’amas de sa crinière sombre
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- Et de ses bijoux précieux,
- Et de ses bijoux précieux,
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Sur la table de nuit, comme une renoncule,
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- Repose, et, vide de pensers,
- Repose, et, vide de pensers,
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Un regard vague et blanc comme le crépuscule
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- S’échappe des yeux révulsés.
- S’échappe des yeux révulsés.
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Sur le lit, le tronc nu sans scrupules étale
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- Dans le plus complet abandon
- Dans le plus complet abandon
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La secrète splendeur et la beauté fatale
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- Dont la nature lui fit don ;
- Dont la nature lui fit don ;
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Un bas rosâtre, orné de coins d’or, à la jambe
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- Comme un souvenir est resté ;
- Comme un souvenir est resté ;
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La jarretière, ainsi qu’un œil vigilant, flambe
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- Et darde un regard diamanté.
- Et darde un regard diamanté.
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Le singulier aspect de cette solitude
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- Et d’un grand portrait langoureux,
- Et d’un grand portrait langoureux,
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Aux yeux provocateurs comme son attitude,
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- Révèle un amour ténébreux,
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