Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal 1861.djvu/289

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Le globe lumineux et frêle

Prend un grand essor,

Crève et crache son âme grêle

Comme un songe d’or.


J’entends le crâne à chaque bulle

Prier et gémir :

— « Ce jeu féroce et ridicule,

Quand doit-il finir ?


Car ce que ta bouche cruelle

Éparpille en l’air,

Monstre assassin, c’est ma cervelle,

Mon sang et ma chair ! »
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