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à ces monstres des paroles de pitié. Dans le labyrinthe, je l’ai reconnue tout d’abord, accoutrée et déchevelée comme elle l’était. Elle a été la première et elle sera la dernière maîtresse de mon cœur. Mais dites-moi tout ce que vous avez appris sur elle, dites-le-moi encore et redites-le-moi toujours, afin que je meure en l’entendant nommer !
Callias alors passait une heure à lui répéter que la belle prêtresse l’avait vu par hasard au banquet du proconsul, l’avait aimé avec une passion involontaire et l’ignorant elle-même, comme lui, et que finalement, son secret lui ayant échappé, elle avait été marquée pour la vengeance de la Déesse, comme une prêtresse révoltée. Le simple désir de quitter le temple était un crime impardonnable. Mais la vengeance de la divinité était regardée comme incomplète jusqu’à ce que l’objet de cette passion fût également sacrifié ; ce qui expliquait la promesse du prêtre de les introduire dans le sanctuaire ; il les avait ainsi pris au piège pour servir de victimes expiatoires, et ils avaient été réservés au couteau sacré. À la suite du combat qui avait eu lieu dans la salle du sacrifice, après une dépense fort inutile d’intrépidité, ils avaient été capturés, jetés dans une tour, délivrés sans savoir comment et cherchant un refuge dans le palais du proconsul ; celui-ci leur avait fait quitter l’Asie en toute hâte. La prêtresse avait sans doute péri. . . . .