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XXIX

LE SERPENT QUI DANSE


Que j’aime voir, chère indolente,

De ton corps si beau,

Comme une étoile vacillante,

Miroiter la peau !


Sur ta chevelure profonde

Aux âcres parfums,

Mer odorante et vagabonde

Aux flots bleus et bruns,


Comme un navire qui s’éveille

Au vent du matin,

Mon âme rêveuse appareille

Pour un ciel lointain.


Tes yeux, où rien ne se révèle

De doux ni d’amer,

Sont deux bijoux froids où se mêle

L’or avec le fer.
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