Page:Beaumarchais - Œuvres choisies, édition 1913, tome 2.djvu/256

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 leur impatience est
naturelle ! entrons pour la cérémonie.

LE COMTE à part.

Et Marceline, Marceline…. (haut) je voudrais être…. au moins vêtu.

LA COMTESSE.

Pour nos gens ! est-ce que je le suis ?


Scène xx

XXI.


FIGARO, SUZANNE, LA COMTESSE, LE COMTE, ANTONIO.
ANTONIO, demi-gris, tenant un pot de giroflées écrasées.

Monseigneur ! Monseigneur !

LE COMTE.

Que me veux-tu, Antonio ?

ANTONIO.

Faites donc une fois griller les croisées qui donnent sur mes couches.
On jette toutes sortes de choses par ces fenêtres ; et tout à l’heure
encore on vient d’en jeter un homme.

LE COMTE.

Par ces fenêtres ?

ANTONIO.

Regardez comme on arrange mes giroflées.

SUZANNE bas à Figaro.

Alerte, Figaro ! alerte.

FIGARO.

Monseigneur, il est gris dès le matin.

ANTONIO.

Vous n’y êtes pas. C’est un petit reste d’hier. Voilà comme on fait des
jugemens…. ténébreux.