Page:Beaumarchais - Œuvres choisies, édition 1913, tome 2.djvu/283

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Croyez-vous que je ne l’en-entende pas, le procès ?

MARCELINE.

Non, Monsieur ; (à Bartholo) où sommes-nous ! (à Brid’oison) Quoi !
c’est vous qui nous jugerez ?

BRID’OISON.

Est-ce que j’ai a-acheté ma charge pour autre chose ?

MARCELINE, en soupirant.

C’est un grand abus que de les vendre !

BRID’OISON.

Oui, l’on-on ferait mieux de nous les donner pour rien. Contre qui
plai-aidez-vous ?


Scène xx

XIII.


BARTHOLO, MARCELINE, BRID’OISON, FIGARO rentre en se frottant les
mains.
MARCELINE, montrant Figaro.

Monsieur, contre ce malhonnête-homme.

FIGARO, très gaiement, à Marceline.

Je vous gêne, peut-être.--Monseigneur revient dans l’instant, monsieur
le Conseiller.

BRID’OISON.

J’ai vu ce ga-arçon-là quelque part.

FIGARO.

Chez madame votre femme, à Séville, pour la servir, monsieur le
Conseiller.

BRID’OISON.

Dan-ans quel temps ?

FIGARO.

Un peu moins d’un an avant la naissance de monsieur votre