Page:Beaumarchais - Œuvres choisies, édition 1913, tome 2.djvu/316

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 plus de cent années de
prison.

(Il met son chapeau et s’enfuit.)


Scène xx

VIII.


LE COMTE, LA COMTESSE.

(La Comtesse s’évente fortement, sans parler.)
LE COMTE.

Qu’a-t-il au front de si heureux ?

LA COMTESSE, avec embarras.

Son… premier chapeau d’officier, sans doute ; aux enfans tout sert de
hochet.

(Elle veut sortir.)

LE COMTE.

Vous ne nous restez pas, Comtesse ?

LA COMTESSE.

Vous savez que je ne me porte pas bien.

LE COMTE.

Un instant pour votre protégée, ou je vous croirais en colère.

LA COMTESSE.

Voici les deux noces, asseyons-nous donc pour les recevoir.

LE COMTE, à part.

La noce ! il faut souffrir ce qu’on ne peut empêcher.

(Le Comte et la Comtesse s’asseyent vers un des côtés
de la galerie.)


Scène xx

IX.


LE COMTE, LA COMTESSE, assis ; l’on joue les folies d’Espagne d’un
mouvement de marche. (Symphonie notée.)

MARCHE.

LES GARDES-CHASSE, fusil sur l’épaule.

L’ALGUAZIL, LES PRUD’HOMMES, BRID’OISON.