Page:Beaumarchais - Œuvres choisies, édition 1913, tome 2.djvu/319

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se levant.

Qu’est-ce qu’il y a ?

L’HUISSIER.

Monseigneur, c’est monsieur Bazile entouré d’un village entier, parce
qu’il chante en marchant.

LE COMTE.

Qu’il entre seul.

LA COMTESSE.

Ordonnez-moi de me retirer.

LE COMTE.

Je n’oublie pas votre complaisance.

LA COMTESSE.

Suzanne ?… elle reviendra. (à part à Suzanne) Allons changer
d’habits. (elle sort avec Suzanne.)

MARCELINE.

Il n’arrive jamais que pour nuire.

FIGARO.

Ah ! je m’en vais vous le faire déchanter !


Scène xx

X.


TOUS LES ACTEURS PRÉCÉDENS, excepté la Comtesse et Suzanne ; BAZILE
tenant sa guitare, GRIPE-SOLEIL.
BAZILE entre en chantant sur l’air du Vaudeville de la fin. (Air
noté.)

  "Cœurs sensibles, cœurs fidèles,
  Qui blâmez l’Amour léger,
  Cessez vos plaintes cruelles ;
  Est-ce un crime de changer ?
  Si l’Amour porte des ailes,
  N’est-ce pas pour voltiger ?
  N’est-ce pas pour voltiger ?
  N’est-ce pas pour voltiger ?

FIGARO s’