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de l’obstacle que nous trouvons dans l’ignorance de votre langue, pour établir une communication entre ceux qui écrivent dans l’une et dans l’autre. Il m’a dit qu’il prierait S. M. le Roi de Suède d’envoyer auprès de Sa légation à Paris quelqu’un qui pût nous servir réciproquement d’interprète. Il serait bon de lui rappeler cette idée. Je n’ai pas besoin de vous dire que je l’ai instruit de l’opinion qu’il doit prendre de vous.

Nous serions tous bien satisfaits, si vous preniez la peine de nous faire en français, que vous écrivez fort bien, un extrait de vos productions que l’on placerait successivement dans les Annales de Chimie.

J’ai ouï dire que vous désiriez faire un voyage à Paris : je desirerais bien que vous vous déterminassiez à le faire et que vous me fissiez le plaisir de venir chez moi. J’habite à la vérité la campagne ; mais elle n’est éloignée que d’une lieue de Paris, et elle peut être regardée comme un faubourg : c’est à Arcueil et l’on y arrive par la rue d’Enfer.

Si l’idée du Prince Royal pouvait se réaliser, la mission qu’il a en vue ne pourrait-elle pas vous convenir ? Je vais chercher une occasion pour vous faire parvenir les deux premiers volumes des mémoires d’une Société qui se réunit chez moi à Arcueil ; je vous prie de les regarder comme un faible témoignage de l’estime particulière et de la haute considération avec lesquelles j’ai l’honneur d’être,

Monsieur,

Votre très humble et très obéissant serviteur

Berthollet sénateur.

Arcueil près de Paris, ou Paris rue d’Enfer n:o 37.

28 7bre 1810.