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Je saisis avec empressement cette occasion pour vous renouveler, M. le Comte, les assurances de la haute considération et du dévouement avec lesquels j’ai l’honneur d’être,

M. le Comte, etc14.






7. Berzelius à Berthollet.
[Commencement de 1811.]

M. le Comte,

Je vous dois bien des remercîments pour vos deux lettres15 et pour le cadeau que vous m’avez fait des tomes des Mémoires d’Arcueil ; ces mémoires me sont d’autant plus chers qu’outre toutes les choses intéressantes y contenues, elles m’ont procuré une connaissance plus détaillée des travaux de M. Gay-Lussac sur les mêmes objets dont je me suis moi-même occupé pendant quelques années. Vous verrez dans le traité16 que je prends la liberté de vous envoyer ci-joint, que les déterminations de plusieurs combinaisons de substances gazeuses faites par M. Gay-Lussac m’ont aidé considérablement dans les recherches qui m’occupent et ont beaucoup contribué à rendre le résultat de l’expérience coïncidant avec celui du calcul.

J’espère que la lettre et les livres17, dont M. de Signeul a eu la complaisance de se charger, vous sont parvenus. Je vous prie de les accepter comme une marque de mon estime et de mon dévouement pour vous. Dans votre dernière lettre18, vous êtes allé au devant de mes souhaits en m’offrant un moyen de faire traduire en français mon ouvrage sur la chimie animale. J’ai donné, il y a environ 3 semaines, à M. Böcker la commission de vous demander si vous croyez qu’on pourra obtenir pour chaque feuille imprimée 5 ducats de Hollande. Peut-être ne paie-t-on pas tant à Paris pour les ouvrages scientifiques, mais malheureusement je n’ai ni assez de connaissance de la langue française, ni assez de temps pour m’occuper moi--