Page:Bescherelle - Grammaire nationale.djvu/46

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, _ t lai · ” . Mais ce West point assez pour le Français de s’ernpai·cr de la force partout où elle se décelé; par un travail bizarre, mais réel, de son imagination, il veut que tout êtrefmt lui ressemble et soit masculin comme lui. En _volci un exeinpletout-aëfait remarquable. Dans la Henriade, Voltaire fait dire à son héros, à la vûe de l’Àugleterre, où régnait la célèbre Élisabeth : _ ` . ` · ' ‘ _ , Sur ee sanglant théatre ou bent héros périrciit , ' , 7 Sur ce trône glissant d'ou cent rois descendirent , · Unefemme a ses pieds, enchaînent les destins , î- . De l’éclat de son règne étônnâit les humains, · ' · cetait Eusnnetn. `Rién n’est féminin dans le tâbleaü de tiette femme-roi : théçîîre, héros, trône, rois, pieds, - destins, éclat, règne, humains! Le masculin domine partout. Mais Henri IV n’a pas encore ` tout dit; dans les moeurs francaises, Élisabeth est trop grande pour être femme, le héros ` dit a cette reine i · 4 — · ‘ ' · _ Dans de sexe, après tout, vous n‘êtès point. comprise ; I ` ·'l,/auguste Etxssxieui it’en a qi.ie les appas ; ` Le clel qui vous forma pour régir les états , _ « - Vous l'ait·§ervir d’exemple à tous tant que nous sommes. Jusqüliei, le masculin domine eneore.`Enfin, le héros rfajoute plus qu’un trait à ce male tableau; ce dernier trait exprime toute sa pensée`: ` . , Èt 1’Europe vous compte au rang des plus grands hommes. _ __ ' Ce dernier vers nous peint mieux que tout raisonnement, que la mastulinilé accom- pagne le penchant de Yhomme à s’approprier tout ce quiannonce de la grandeur, dela force, de la supériorité. . ` . · . ` ` L’exemple suivant nous prouvera que la féminité exprime à son tour cette douceur, · . cette grace, cette bonté, cette touchante faiblesse, qui rendentla femme si intéressantet Chateaubriand, dans le Génie du Christianisme, a dit : ` . · « Il nüzpparticnt qu’à la religion chrétienne tfavoir fait deuzzfsœurs de Finnocencc et du « repentir. » , — _ ' Ce bel exemple, qui_ n'a jamais été cité, met dans tout son jour la vérité que nous essayons d’eXposet·. Elle brille ici du plus grand éclatl Le repentir, sœur de l’inn00ence! ,Vé1·ité touchante! beauté admirable, mais 'qui eût pourtant écrasé nos grammairiens matérialistes, s’ils eussent ose ‘l’attaquer! Ce u’est ni dans une froide analyse, ni dans ` un raisonnement glacé que Pon trouve la solution de semblables di fticultésl Le cœur de ` Phomme en est l`unîque source!-(Test sa cette harmonie qu’il faut rapporter ce double _ genre des noms aigle, amour, automne, couple, orgue, etc. ' Maintenant que nous avons épuisé toutes les observations auxquelles le genre donnait lieu, nous pouvons déünir ce mot. I- , Le genre estla propriété qu‘a le substantif de désigner lesexe réel ou fictif des êtres

  • ou des objets qu’il représente. Àînsi le substantif homme,} signe d’un ètre mâle, est '

maâculinret le substantif femme, signe d’un être femellepest féminin (*1). _ Exïmcrca ANAL tmovn'; Y ' _ , nous Mnscumnst ‘ ' ‘ ' esta,. _ ta.,,., tr,. ama.,... ‘ Amina. ' x..tei.·si.a.m. anti;. 4 R Amant,. · Album Amnlgnmo -_ Ainiuiite: Aiiehnixf xemtaets. sn. manie. , mrs. Anissa · mis. (1) [in grand nombre de gràmmsirlens ont suggéré, comme moyen de reconnaître les genres, Pnpplicetton des motg._ls ,ou_la au nom dont il est question; mais ils n`ont pas pris garde qu’il fâllàlt déja connaitre le genre de ce nom pour y appliquer avec justesse le ou lat · ' - , · _