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· l- #89 l . , · · CHAPITRE V.- ‘ à 4 DU VERRE E ` L ' . _ \ _ 4 7 j . · N° CCCGLI. ¤>ëe뻀~>»- · _ I . ¤ _ _ NATURE ou VERBE. — SA DÉFINITION. · ‘ _ sioxss ¤'sr.ir, ma snriox. _ j smmzs nïmcrxoiv, nunouvnnxzur, eu:. ' ' Je pense, doncjc sm':. E (LA Bnmjem:.) _ J'entendslebœut'gdmir sous lhiguillon. (Dsi.ru.1:.) Je mi, celui qu; _,ug_,_ • (BBRGASSK) Un soc long—temps rouillé brtlleduns le sillon. (ld.) meu est cem qui HL (Id.) l îesorpàljlesàqljonp la moisson Joanna. (Ia.) C8 [ll0lll ESI pllffumé (l,\lll SIll·I'2II'l pI'élZlCUX· . L'Euîincv0n le castls sa Srappcdîwu Nr"` s . , ~ — <v¤m»¤·> L·i..«,.~,d.,i» i-«Jîît.°‘€îîZ§ “? °“"°‘· ""·’ Le peuple lève sans cessc·les mains vers Dieu, et' Dleu même forpa l’h0mme à cultiver la terre. (ld.)_ . . vous doutez même s'1l existe. · L’acler coupe le bois que déchimient les coins. (Id.) . · _(MAssn.ro¤. La ronce nait en foule, et les épis pértsseait. (Id.) Nous voiciparvenus à l’espèce de mots la plus importante du discours, aux mots qui expri- m_ent l’action ou l’état des etres, avec rapport au temps et aux personnes. Les grammairiens anciens les ont appelés oerbcs , du mot latin vcrbîtm, qui signifie matou parole , voulant ' donner si entendre que c’était le mot essentiel, le mot par excellence , parce qu'en effet, c’est celui qui joue le principal role dans Vexpression de la pensée; c’est celui qui olonne le mouvement et la vie. Les autres mots ne sont que les signes isolés des êtres ou de leur V qualités sensibles; cc sont des materiaux épars, que le verbe vient lier entre eux, en quel-. que sorte, et qu`il Cocrdonne pour une fin commune-. ' Les objets existent; mais leur nom seul ne suffit pas pour affirmer leur existence; il faut donc un mot proproà exprimer cette affirmation. Tel est Voflice des mots suis, est, ` existe, dans les exemples de lapremière série. . ` Mais indépendamment de cette affirmation de Yexistence des objets , nous avons bien souvent besoin d’cxprimcr si telle ou telle qualité leur convient ou ne leur convient pas. Ce sont encore les mots est, suis; sommes, sont, es, était , etc., qui sont destinés à indi- quer cette convenance ou·cette disconvenance. Dans les phrases suivantes : Ce mont EST parntmé, les moments SONT chers, la terre EST traitable, les mots est, sont forment lc lien entre les signes de qualité parfitmé , chers, traitable, et les signes des objets mont, ' moment et terre.; ils prononcent sur leur convenance ou sur leur disconvcnance. Deux fonctions sont donc, comme on le voit, attribuées aux mots est , suis, sommes , " sont, était, etc. Dans le sens absolu, ils signifient l’existence :]e pense, done je SUIS: Devant un signe de qualité, ils forment le lien de ce signe avec celui de l’0bjet, et pro- . noncent sur leur convenance ou sur leur disconvenance. · · `Nos besoins ne _se bornent pas à (lire que les objets existent, et qu’ils existent avec telle ou telle·quaIité'; nous avons encore besoin d’indiquer leurs divers mouvements, les actions sans nombre qu’ils peuvent produire. Quels sont, dans les exemples de la seconde série , ‘ i les mots qui peignent les mouvements, les actions des objets? Ce sont les mots balance, umollit, entends, gémir. brille, jounira, noircira, voit, jouer, produit, força, cultiver, _ coupe, déchiraient , naît, pertssent. Ces mots renferment en cnx-memes la nature du ' · , 62