Page:Blanc - Histoire de dix ans, tome 3.djvu/426

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Étrange chimère que poursuivent encore les constitutionnels de nos jours ! Quand on veut la monarchie, il faut la vouloir avec tout ce qui la constitue, il faut la vouloir entière. La proclamer indispensable, quand on lui conteste la faculté d’agir et jusqu’aux moyens d’éblouir à force d’éclat, c’est de toutes les imprudences la plus dangereuse et la moins pardonnable. Car, tout ce qu’on ne lui accorde pas, un pouvoir, proclamé indispensable, le désire ; et tout ce qu’il désire, il essaie tôt ou tard de l’enlever, soit par corruption soit par violence.