Page:Blanc - Histoire de dix ans, tome 4.djvu/195

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d’un vote improbateur. Rien n’était plus invraisemblable. Quoi qu’il en soit, la démission du maréchal Soult paraissant imminente, le roi lui écrivit, pour le calmer, une lettre convenable. Lui, recevant le message avec humeur, il se contenta de répondre qu’il verrait ce qu’il avait à faire. Il fallait songer à lui donner un successeur : on jeta les yeux sur le maréchal Maison. Mais cédant bientôt à des conseils autres que ceux de la colère, le vieux ministre de la guerre remit à temps le pied dans les affaires publiques ; et la bonne harmonie rentra au sein du Conseil.

Telle se présente au jugement de l’histoire la politique extérieure suivie en 1833 par le gouvernement français. En Orient, elle fut incertaine, irréfléchie, aveugle, pleine de contradictions. Vis-à-vis de l’Angleterre, elle se résuma dans un engagement d’une témérité rare. Absolument nulle à l’égard du Portugal, elle prit a l’égard de l’Espagne un caractère de décision qu’il faudrait louer si l’on y eût donné suite. Au fond, l’année 1833 ne fut marquée ni par le nombre ni par l’éclat des événements. Mais beaucoup de solutions y furent préparées, et la Providence y posa devant les passions des hommes plus d’un problème important et redoutable.