Page:Bloy - Les Dernières Colonnes de l’Église, Mercure de France, 1903.djvu/219

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V


Et maintenant, mon cher Poète, c’est à vous que je parle. Nous sommes, vous le savez, deux misérables, deux minables, deux anti-bourgeois, deux maudits,… deux locataires. Nul n’ignore, parmi la crapule des lettres, que nous sommes vraiment impossibles et, pour tout dire, uniques à ce point qu’il n’existe aucun moyen de s’arranger avec nous et moins encore de nous arranger. Nous sommes pour l’Art, pour la splendeur de la JUSTICE, pour la Pitié magnifique — sans putanat. Nous sommes des brûlants, et voilà pourquoi nous sommes des vomis.

C’eût été trop monstrueux que je ne parlasse pas de vous, à la fin. J’étais si désigné pour ça ! Mais il fallait une certaine heure. Je doute que