Page:Boussenard - La Terreur en Macédoine, Tallandier, 1912.djvu/180

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée



Chapitre IV


Après le sauvetage. — Hélène. — Le cri des bachi-bouzouks. — L’ami de Soliman. — Le panier d’oranges. — Nouvelle attaque. — Défense héroïque. — La bombe. — Seuls contre cinq cents. — En attendant les canons. — Raté ! — Revanche. — Dévastation. — Sommeil d’enfant.


La nuit vient, l’effroyable journée s’achève. Après le tumulte du massacre, il se fait un silence funèbre. Silence plein d’horreur que traverse de loin en loin la plainte suprême, le dernier râle d’un agonisant.

Deux mille chrétiens ont succombé ! Les quatre cinquièmes de la population !

Mutilés atrocement, deux mille cadavres jonchent les rues, encombrent les ruines. Partout des maisons qui croulent sous les flammes expirantes… partout des flaques de sang… partout de lamentables débris humains. La malheureuse ville n’est plus qu’un immense charnier.

Fatigués et affamés, les bandits se reposent et dévorent gloutonnement les provisions dont regorgeaient les demeures pillées. Ils veillent aussi et gardent étroitement la petite forteresse défendue avec