Page:Boussenard - La Terreur en Macédoine, Tallandier, 1912.djvu/210

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Chapitre VI


Après la défaite. — Mobilisation. — État de siège. — Le temps, c’est la vengeance. — Nouveaux massacres. — Patriarchistes et exarchistes. — Poursuites acharnées. —La voie douloureuse. — Récent passage des fugitifs. — Fusillade au loin.


Marko a compris que toute lutte est impossible. Il n’essaye même pas de rallier ses troupes en débandade. Un sous-lieutenant a, par miracle, échappé. Il lui donne l’ordre de rassembler gendarmes, artilleurs et sopadjis, et d’attendre sur place, à la gare.

Le train qui a transporté les canons est toujours là, vide avec la machine en pression et le mécanicien à son poste.

Marko va le trouver et lui dit :

« Combien te faut-il de temps pour aller à Prichtina ?

— En temps ordinaire, trois heures, Excellence.

— Je veux que tu m’y conduises en une heure.

— Mais, Excellence…

— Il est sept heures… 500 piastres pour toi si à huit heures nous sommes à Prichtina… une balle