Page:Boussenard - La Terreur en Macédoine, Tallandier, 1912.djvu/224

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Chapitre VII


Après la délivrance. — La sépulture. — Dernier adieu à un brave. — La retraite. — L’arrière-garde. — Au milieu des coups de feu. — La voix douloureuse. — Réunis. — Le pont et la forteresse. — L’attaque. — Dans la redoute. — Cartouches avariées. — Désastre. — Lutte impossible. — Suprême dévouement du pope Athanase. — Dans l’abîme.


Voici, en quelques mots, ce qui s’est passé depuis la délivrance de Joannès et des siens.

L’arrivée d’Athanase et des patriotes à Koumanova produit sur les massacreurs l’effet d’un coup de foudre. Gendarmes et sopadjis s’enfuient épouvantés. La maison croulante est dégagée, ses abords sont libres.

Marko, de son côté, avait, comme on le sait, pris la fuite lors du massacre des artilleurs.

Pour tous ces bandits, c’était une défaite, et d’autant plus cruelle pour eux qu’elle était imprévue.

Mais les patriotes ne s’endorment pas sur ces lauriers dont ils apprécient d’ailleurs la fragilité Hommes d’action avant tout, ils se hissent à grand’peine sur le monceau de débris, saisissent les femmes et l’enfant, les descendent et crient aux hommes :