Page:Boussenard - La Terreur en Macédoine, Tallandier, 1912.djvu/254

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Chapitre IX


Quelques mots sur la dynamite. — Glycérine et salpêtre. — Un peu de chimie familière. — Joannès veut fabriquer de la nitroglycérine. — Appareils improvisés. — L’expérience de Raymond Lulle. — Pour éventrer la montagne. — Premiers succès. — Terribles nouvelles. — Le pont. — Attaque imminente. — Pas une cartouche !


« Dis-nous, Michel sais-tu ce que c’est que la dynamite ? »

Et Michel, esprit simpliste, répond sans chercher midi à quatorze heures :

« Dame ! la dynamite, c’est des bombes qui font un vacarme énorme et une peur bleue aux Turcs.

— Oui d’accord !

« Mais ne confondons pas contenant et contenu… l’enveloppe et l’explosif… la bombe, c’est l’enveloppe… l’explosif, c’est…

— La dynamite… un nom bizarre… c’est tout ce j’en connais.

— Le nom, très bien trouvé, est dérivé du grec dunamis, qui, comme tu le sais, veut dire force. Et jamais appellation ne fut plus justifiée, tant cette