Page:Boussenard - La Terreur en Macédoine, Tallandier, 1912.djvu/302

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Chapitre premier


L’ennemi arrive. — Sommation. — Porte close. — Entrée libre. —Invasion. — Par la fenêtre. — Joannès !… Nikéa !… — Terrible riposte. — Les bombes. — Massacre. — Dernière dépêche. — Marko le Brigand. — Préparatifs. — Incendie de l’usine. — Une bande. — En avant !


Au cri poussé par Andréino : « Les Turcs ! » Timoche et Rislog ne sourcillent pas. Endurcis contre toutes les émotions, préparés à toutes les surprises, ils se regardent froidement, et Timoche répond :

« Sont-ils loin ?

— Environ quinze cents mètres.

— Bien ! cela nous fait près de vingt minutes.

« Et nombreux ?

— Une trentaine.

— Pas plus ?… en voilà une chance !


— S’ils font la bêtise d’entrer ici, il faut que pas un seul n’en sorte vivant.

— Hélas ! oui… dit Rislog.

— Pourquoi : Hélas ?…

— Parce que leur mort, que je veux aussi, va être l’anéantissement de notre pauvre distillerie.