Page:Boussenard - La Terreur en Macédoine, Tallandier, 1912.djvu/315

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Chapitre III


Stérilité, abondance. —En attendant Marko. — Le détonateur électrique. — La dynamite sur le chemin de fer. — Fil conducteur. — Par influence. — Le train. — L’explosion. — Désastre. — Second train. — Sur la machine. — Dans le foyer. — Pied à terre. — Marko. — Revanche. — Deux salves meurtrières. — En avant !


C’est une plaine resserrée entre des contreforts. De la terre noirâtre envahie par les chardons. A droite et à gauche, des montagnes lointaines qui se profilent à perte de vue.

Partout la solitude et aussi la stérilité. De loin en loin, quelque misérable hutte en torchis avec une couverture de chaume s’effondre au milieu de sa clôture d’épines. Les habitants ont déserté cet abri précaire, ou sont tombés sous les coups des massacreurs.

Une petite rivière, la Bainka, côtoie sur un espace d’environ douze kilomètres le chemin de fer. C’est l’immense voie qui relie notre Paris à Constantinople par Vienne, Belgrade et Salonique, au moyen de ces trains luxueux dénommés Express-Orient.

Aux abords de ce ruban de fer, et là seulement, il y