Page:Boussenard - La Terreur en Macédoine, Tallandier, 1912.djvu/342

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Chapitre V


Bataille ! — Héros et Héroïne. — Prisonniers. — Ceux qu’on n’achète pas. — Le billet de Joannès. — Les Fiancés de la Mort. — Assassinés. — Le dernier baiser. — La réponse à Joannès. — Serment de vengeance. — Retour. — Massacre.


Cette arrivée soudaine d’un troisième train militaire, en pareil lieu et en un tel moment, a quelque chose de fantastique.

Bondé de soldats, se prolongeant en une file interminable de voitures, il glisse de plus en plus lentement vers l’immense brasier et semble un monstre formidable sur lequel s’acharne une légion d’infiniment petits.

Chaque wagon est une forteresse, et chaque portière un créneau d’où sortent des fusils.

Agiles, vigoureux, intrépides, ces assaillants se cramponnent à l’énorme organisme en marche, arrachent les fusils et lancent des bombes. Et tout cela roule, détone, vocifère et s’égorge dans cette lueur d’incendie qui maintenant envahit toute la région.

Voilà ce qu’aperçoivent en même temps les Albanais de