Page:Boussenard - La Terreur en Macédoine, Tallandier, 1912.djvu/38

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée



Chapitre III


La sape. — Dans le puits. — Sous la maison.. — Bruits de chevaux. — L’écroulement. — Trop tard ! — Le lucerdal. — Massacre. — Joannès et Marko.— Hadj !… à moi. — Lâche ! — Férocité. — Les pendus. — Atroce mutilation d’un vieillard. — Débris humains. — Effroyable menace.


Le plan de Joannès est très simple. Il consiste à creuser un conduit souterrain, jusque sous la grande salle où se tiennent Marko et ses hommes, les bourreaux et leurs victimes. Un travail de sape.

L’exécution ne semble pas difficile. Mais aura-t-on le temps ? Talonnés par l’angoisse, voulant à tout prix délivrer les chères captives et massacrer les bandits, les paysans commencent avec une ardeur fiévreuse.

Joannès a dit :

« Le puits… creusons par le puits. »

C’est un trou circulaire, très large, mesurant près de trois mètres de diamètre, situé sous le hangar, dans un coin, et revêtu intérieurement d’une maçonnerie grossière, en pierre sèche. Sa profondeur est. d’environ huit mètres. Pour tirer l’eau, une corde de chanvre passée sur une poulie de fer attachée à une