Page:Buckland - La Géologie et la Minéralogie dans leurs rapports avec la théologie naturelle, 1838, tome 1.djvu/134

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SOMME DU BIEN-ÊTRE DES ANIMAUX ACCRUE

aussi que les cadavres d’animaux terrestres et amphibies ont dû être de même entraînés à de grandes distances par les mêmes courans qui ont balayé de la terre de si prodigieuses quantités de matériaux, et c’est ainsi que des couches de formation sous-aquatique ont été un commun réceptacle où sont venus s’ensevelir les débris des animaux et des végétaux essentiellement terrestres, comme de ceux qui ont été organisés pour vivre au sein des eaux.

L’étude de ces débris sera pour nous le sujet de recherches le plus intéressant et le plus fertile en instruction ; car c’est là que nous devons trouver le fil qui nous guidera le plus sûrement à travers tous les dédales de l’histoire du globe ; c’est là que sont les archives des révolutions et des catastrophes qui ont bouleversé notre planète long-temps avant la création de l’espèce humaine. Ce sont de précieuses pages du grand livre de la nature, et la science y trouve à grossir ses annales de tous les documens qui nous sont restés de nombreuses et successives générations animales et végétales, dont la création et la destruction nous fussent également restées à jamais ignorées, si elles n’eussent été remises en lumière par les découvertes récentes de la Géologie.




Chapitre XII.


La somme du bien-être s’est accrue pour les animaux, et en même temps celle des souffrances a diminué par la création des races carnivores.


Avant que nous procédions à l’étude des preuves d’une intelligence créatrice, tirées de la structure des races carnivores