Page:Buckland - La Géologie et la Minéralogie dans leurs rapports avec la théologie naturelle, 1838, tome 1.djvu/418

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VÉGÉTAUX FOSSILES.

fait voir, dans son admirable Histoire des végétaux fossiles[1], que la végétation sous-marine actuelle semble se partager en trois grandes divisions, en rapport jusqu’à un certain point avec les trois zones glaciale, tempérée et torride ; et qu’une distribution analogue se fait remarquer dans les algues submergées fossiles, d’après laquelle on trouve dans les formations géologiques les plus basses et les plus anciennes des genres voisins de ceux qui abondent maintenant dans les climats les plus chauds, tandis que les formes de la végétation sous-marine qui se succèdent les unes aux autres dans les périodes secondaire et tertiaire semblent se rapprocher davantage de celles de nos climats actuels à mesure qu’elles appartiennent à des couches d’une formation plus récente[2].

Une revue générale des débris de végétaux terrestres qui

  1. In-4. Paris, 1828.
  2. Voy. M. Ad. Brongniart, Histoire des végétaux fossiles, t. I, p. 47.— Le docteur Harlan, dans le Journal de l’Académie des sciences naturelles de Philadelphie, 1831, et M. R. C. Taylor, dans le Magasin d’Histoire naturelle de London, janvier 1834, ont fait connaître de nombreux dépôts de fucoïdes qui se montrent par couches minces fréquentes dans les terrains de transition de l’Amérique du Nord, et qui s’étendent sur une longue étendue du flanc-est de la chaîne des Alleghanys. L’espèce la plus abondante est celle que le docteur Harlan a désignée sous le nom de fucoïdes alleghaniensis. M. R. C Taylor a trouvé des dépôts étendus de fucus fossiles dans la grawacke de la Pensylvanie centrale. On a trouvé, dans une localité, sept couches de végétaux différens dans une épaisseur de quatre pieds ; et sur un autre point, on en a rencontré jusqu’à cent dans une épaisseur de vingt pieds seulement (Journal de Jameson, juillet 1835, p. 185). J’ai vu aussi des fucoïdes en grande abondance dans le schiste traumatique (grawacke-slate) des Alpes maritimes, sur plusieurs points de la nouvelle route de Nice à Gênes ; et j’ai rencontré une fois, et cela dans un puits, à Cheltenharo, de petits fucoïdes dispersés en grande abondance dans du schiste de la formation liassique. Le fucoïdes granulatus voit dans le lias de Lyme-Regis, et à Boll dans le Wurtemberg ; et le fucoïdes Targionii dans le sable vert supérieur des environs de Bignor, dans le comté de Sussex.