Page:Burnouf - Introduction à l’histoire du bouddhisme indien.djvu/28

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3° Index contenant tous les mots tant zends que pazends du volume des Ieschts et des Néaeschs, mss. Anquetil, supplément n° 3. Paris, 1835, de 686 pages, du même format que les deux précédents.

4° Index contenant tous les mots du Minokered et ceux du Schekend Goumani, ouvrages écrits en pazend, mss. Anquetil, supp.x et n° xviii ; Paris, 1838, de 231 pages in-folio, même format.

Ces quatre index forment, comme on le voit, un dictionnaire zend ; et dans l’état très-avancé où les a laissés M. Eugène Burnouf, ils pourraient être imprimés, au grand profit de ces difficiles et récentes études, qui ont tant besoin de secours et d’instruments.

Il est bon d’ajouter qu’outre les Index, il y a, dans les manuscrits de M. Eugène Burnouf, beaucoup de textes zends transcrits et collationnés d’après les documents d’Anquetil-Duperron et ceux de Manakdjî-Cursetdjî. Je puis citer, entre autres, le Sirouzé tout entier, avec des tables de mots composées sur le même plan que les grands Index, et le Minokered, transcrit d’après la copie de la Bibliothèque nationale. De plus, dans l’exemplaire du Vendidad-Sadé lithographie dont se servait l’auteur, il se trouve une foule de notes de sa main et de traductions de mots jusqu’à la page 90, sur 562 dont le livre entier se compose. M. Eugène Burnouf avait aussi préparé plusieurs Mémoires qu’il destinait au Journal asiatique ou à l’Académie des inscriptions. Parmi ces matériaux, je distingue un travail à peu près achevé sur la langue zende considérée dans ses rapports avec le sanscrit et les anciens idiomes de l’Europe : c’eût été, en quelque sorte, le résumé du commentaire sur le Vendidad-Sadé. J’y vois aussi un article complet sur le neuvième chapitre du Yaçna, et cet article devait faire suite avec bien d’autres aux Études sur la langue zende.

Deuxième classe des manuscrits, inscriptions cunéiformes :

1° Une masse considérable de notes, de transcriptions, d’éclaircissements de tout genre et d’essais de déchiffrements sur les inscriptions de Ninive. Les efforts qu’a faits M. Eugène Burnouf pour résoudre ce problème encore impénétrable ne l’ont pas satisfait, et il n’en a rien publié, ainsi que je l’ai dit ; mais je ne doute pas que, dans les tentatives même infructueuses de cet esprit aussi sagace que puissant, on ne trouvât des indications précieuses. Étudiées par des yeux habiles et clairvoyants, elles pourraient faciliter d’autres travaux plus heureux et hâter peut-être la découverte qu’attend toujours le monde savant.

2° Un projet de lettre à M. Botta sur les inscriptions de Khorsabad.

3° Trois lettres à peu près achevées à M. de Saulcy sur le même sujet. Dans ces lettres, M. Eugène Burnouf voulait exposer les résultats qu’il avait déjà obtenus et qu’il jugeait les moins contestables. Je ne dis pas qu’elles pussent être publiées, puisque l’auteur ne l’a pas voulu et qu’il ne les a pas terminées ; mais elles pourraient être utilement consultées, et donneraient certainement le fil qui doit conduire au milieu des notes qu’elles résument.

Troisième classe des manuscrits, langue sanscrite :