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J
AVANT-PROPOS
Tome I


Le Tome Ier (La Coutellerie Ancienne) comprend deux parties.

La première s’occupe de la recherche des diverses phases par lesquelles le couteau est passé depuis les temps préhistoriques jusqu’à la fin du XVIII* siècle.

La seconde réunit tous les documents qui retracent les transformations de l’industrie de la coutellerie depuis l’époque la plus reculée de l’histoire, jusqu’à la Révolution de 1789.

Nous avons dû puiser aux archives d’un grand nombre de villes de France, où nous avons eu la bonne fortune de découvrir des documents inédits, dont quelques-uns remontent jusqu’au XIII- siècle[1].

Nous avons eu soin, dans le cours de notre travail, de remercier les nombreuses municipalités qui ont bien voulu rendre notre tâche plus facile[2].

Dans le Tome II (La Coutellerie Moderne)^ troisième partie, nous nous sommes attaché à suivre pas à nas le développement de la coutellerie au XIX* siècle, au point de vue historique et an point ae vue technique.

Nous nous sommes livré à des recherches sans nombre pour obtenir tous les renseignements que nous avons réunis ; les rapports du Jury de la Coutellerie aux diverses Expositions nous ont été d’un grand secours.

Le Tome III (La Fabrication de la Coutellerie), qui renferme la quatrième partîe, contient la description complète de toutes les matières et ae tous les outils employés en coutellerie, ainsi aue celles des procédés mécaniques actuellement en usage. Nous y avons ajouté la nomenclature ae tous les objets de coutellerie employés à la fin du XIX* siècle.

Nous avons cru, en terminant cette partie, devoir pousser jusqu’à nos jours le rapide aperçu historique de la question ouvrière, que nous avions commencé dans le Tome I*’, question qui ntéresse tout le monde à notre époque.

Le Tome IV (La Coutellerie Etrangère), ou cinquième partie, est (consacré à la coutellerie du monde entier (la France exceptée) ; c’est une étude absolument nouvelle.

Nous avons eu recours à cet effet à tous les agents consulaires de France à l’étranger, auxquels nous sommes heureux d’adresser nos plus chaleureux remerciements pour la complaisance avec laquelle ils se sont mis à notre disposition pour nous procurer les renseignements dont nous avions besoin et aussi les nombreux spécimens de coutellerie que nous avons reproduits.

En outre, nous avons réuni dans notre ouvrage un grand nombre de planches qui permettent de suivre les transformations successives de la coutellerie. Cette partie, qui n’est pas la moins intéressante, n’a pas été la moins difficile de notre travail ; il nous a fallu préparer et rassembler tous les éléments de l’illustration pour les donner aux dessinateurs avec tous les renseignements nécessaires à leur bonne exécution[3].

Pour ce travail, nous avons été heureusement secondé par notre frôre, Jules Pagé^ dont nous avons reproduit de nombreux dessins et dont les belles photographies nous ont été d’un puissant secours. Nous avons aussi trouvé dans M. Eugène Braguier un collaborateur habile et dévoué.

  1. Statuts des Couteliers de Toulouse au XI II* siècle, voir page 61. — Liste des Couteliers de Paris au XII !• et au XIV* siècles, voir Notes Complémentaires du Tome I. — Liste des Couteliers de Langres au XV* siècle, voir Notes Complémentaires du Tome II.
  2. Parmi celles-ci, nous devons une mention particulière à la municipalité de Chattellerault, notre ville natale.
  3. Nous croirions manquer à notre devoir en ne remerciant pas les éditeurs qui ont bien voulu nous céder les clichés d’une partie de nos planches ; ce sont MM. Firmin Didot et Cie Belin, frères, Félix Alcan, Ch. Delagrave, Jules Rouffet Cie, Maison Quantin, H. Lamirault et Cie, Roret, J.-B. Bailliére et fils, Alcide Picard et Kaan, Magasin Pittoresque, Librairie des Dictionnaires.