Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/16

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DE CHA.MFORT. 5

tant, et dont je fais peu de cas, il a pourtant fait un beau vers :

» Le premier qui fut roi fut un soldat heureux. »

— On réfutait je ne sais quelle opinion de M

sur un ouvrage, en lui parlant du public qui en jugeait autrement : « Le public ! le public ! dit-il, combien faut-il de sots pour faire un public ?«

— M. d’Argenson disait à M. le comte de Sé- bourg, qui était l’amant de sa femme : « Il y a deux places qui vous conviendraient également : le gou- vernement de la Bastille et celui des Invalides ; si je vous donne la Bastille, tout le monde dira que je vous y ai envoyé; si je vous donne les In- valides, on croira que c’est ma femme. »

— Il existe une médaille que M. le prince de Condé m’a dit avoir possédée et que je lui ai vu regretter. Cette médaille représente d’un côté Louis XIII, avec les mots ordinaires : Rex Franc, et Nav.., et de l’autre, le cardinal de Richelieu, avec ces mots autour : Nil sine consilio.

— M, ayant lu la lettre de Saint- Jérôme où

il peint avec la plus grande énergie la violence de ses passions, disait : « La force de ses tentations me fait plus d’envie que sa pénitence ne me fait peur, »

— M disait: « Les femmes n’ont de bon que

ce qu’elles ont de meilleur. »

— Madame la princesse de Marsan, maintenant si dévote, vivait autrefois avec M. de Bissy. Elle -avait loué une petite maison, rue Plumet, où eîk-