Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/45

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dit M. de Maurcpas, votre majesté veut que je lui

nippreniie à s’en passer. »

— On disputait, chez madame de Luxembourg, sur ces vers de l’abbé Delille :

Et ces deux grands débris se consolaient entre eux.

On annonce le bailly de Breteuil et madame de La Reinière. « Le vers est bon, dit la maréchale. »

— Me..., m’ayant développé ses principes sur la société, sur le gouvernement, sa manière de voir les hommes et les choses, qui me sembla triste et affligeante, je lui en fis la remarque, et j’ajoutai qu’il devait être malheureux. Il me répondit, qu’en effet il l’avait été assez long-temps ; mais que ces idées n’avaient plus rien d’effiayant pour lui. « Je ressemble, continua-t-il, aux Spartiates, à qui l’on donnait pour lit des bancs épineux, dont il ne leur était permis de briser les épines qu’avec leur corps, opération après laquelle leur lit leur paraissait très-supportable. »

• — Un homme de qualité se marie sans aimer sa femme, prend une fille d’opéra qu’il quitte en disant : « C’est comme ma femme ; )i prend une femme honnête pour varier, et quitte celle-ci en disant : « C’est comme une telle ; » ainsi de suite.

— Des jeunes gens de la cour soupaient chez M. de Conflans. On débute par une chanson libre, mais sans excès d’indécence ; M. de Fronsac (i),

(i) Le fils du maréchal de Richeliea.