Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/6

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gurées, tirer des faits les plus ingénieuses con- séquences, parler des hommes et des choses en philosophe.

S’il entreprend de retracer le tableau des ré- volutions dont le royaume de Naples a été le théâtre, c’est avec la plume de Saint-Réal qu’il en écrit l’histoire. Il semblait préluder par ce mor- ceau vraiment remarquable, composé pour être placé en tète du voyage pittoresque de Naples et de Sicile par l’abbé de Saint-Non, à une autre composition plus importante, et par le sujet, et par la manière dont il est traité ; nous voulons parler des Tableaux de la Révolution française (*) que Chamfort a dessinés d’une main ferme et hardie.

L’ardeur avec laquelle Chamfort s’attacha au char de la révolution, l’espèce d’enthousiasme avec lequel il en professait les principes, il en sui- vait les événemens, il en exaltait les hommes, il en approuvait les institutions, en même temps qu’il immolait impitoyablement à son opinion tout ce qui ne la partageait pas, qu’il poursuivait

(*) Tableaux de la Révolution Française, ou Collection de qua- rante-huit Gravures représentant les événemens principaux qui ont eu lieu en France, depuis la transformation des États-Généraux en Assemblée Nationale, le 20 juin 1789; ouvrage dont le texte primitif est de Chamfort, mais que M. Aubcr, son éditeur, fit refaire à plusieurs reprises, selon que la France changeait de mode de gouvernement, afin qu’il fût toujours au niveau des opinions qui régnaient.