Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t4.djvu/259

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et d’un exemple unique étonnant l’univers.
Mais un trône, l’amour, des intérêts si chers…
fuyez, soupçons affreux ! Gardez-vous de paraître !
Quel espoir, cher amant, dans mon cœur vient de
naître,
quand ton frère, à mes yeux partageant mon effroi,
au lieu de son amour ne parlait que de toi !
L’amitié dans son âme égalait l’amour même :
il te rendait justice, et c’est ainsi qu’on t’aime.
Tu verras une amante, un rival malheureux,
unir, pour te sauver, leurs efforts et leurs vœux.
Le ciel, qui veut confondre et punir ta marâtre,
charge de ta défense un fils qu’elle idolâtre.