Page:Chapman - Les Fleurs de givre, 1912.djvu/36

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Poème lu devant le monument du héros de Carillon, à Vestric-Candiac, France, par M. Dumazert, du Théâtre national de l’Odéon, le 23 juillet 1910.

 



I


Le front nimbé des purs rayons de la fierté,
Le torse débordant de la sève féconde
Qui gonfle les rameaux de l’arbre Liberté,
Cent ans au Canada la France avait lutté
Pour peupler de ses fils le sol de tout un monde.

Cent ans Bretons, Normands, Picards et Saintongeais
Avaient, maîtres nouveaux d’une nouvelle terre,
Poursuivi noblement d’audacieux projets
Et vaincu, sur les eaux, dans les champs, les forêts,
La vieille Barbarie et la vieille Angleterre.