Page:Chapman - Les Fleurs de givre, 1912.djvu/53

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Mais je crains bien d’avoir espéré vainement
Étreindre sous mon ciel ta main chaude et loyale.
Aussi, pour te montrer, malgré l’éloignement,
Ce ciel tout à la fois rigoureux et clément,
J’ai dessiné les mois de la terre natale.

Mais il m’aurait fallu les crayons immortels
Échappés à la main d’un Virgile ou d’un Dante.
Je rêve, malgré tout, qu’aux vieux champs paternels.
Tu croiras reconnaître en mes humbles pastels
Un petit coin fleuri des bords de la Charente.