Page:Chapman - Les Fleurs de givre, 1912.djvu/54

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Il fait froid. Les blizzards soufflent, et nul rayon
Ne dore des forêts les blancheurs infinies ;
Mais Noël sur nos seuils laissa comme un sillon
De clartés, de parfums, de paix et d’harmonies.

Et sur l’épais verglas des chemins boulineux,
Sur les trottoirs glissants et clairs comme l’agate,
Dans les logis obscurs, sous les toits lumineux,
L’allégresse loquace et tapageuse éclate.

En vain la neige à flots tombe des cieux brouillés,
En vain le grand réseau polaire nous enlace,
En vain le fouet du vent nous flagelle la face,
Nos cœurs ont la chaleur des bords ensoleillés.