Page:Dickens - L'Ami commun, traduction Loreau, 1885, volume 1.djvu/359

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dans la jolie femme il y eût un pareil dragon. » Elle se leva brusquement, se regarda dans la glace, et dit à son image : « Vous vous étes gonflé les traits, petite sotte l » Elle parcourut plusieurs fois le salon d’un pas agité, et reprit avec impatience :

« Je voudrais que Pa fût ici, pour causer de mariage d’intérêt. Mais, pauvre père ! mieux vaut qu’il n’y soit pas ; je lui tirerais trop les cheveux. » Elle jeta son ouvrage, jeta son livre se promena, vint se rasseoir, se mit à chanter un air, le chanta faux, et s’en impatienta.

Quant à Rokesmith, il s’enferma dans son cabinet, et enterra John Harmon à une profondeur bien autrement grande que celle où il avait reposé jusqu’ici. Puis il prit son chapeau, et, marchant à grands pas sans savoir où il allait, il recouvrit la fosse et y entassa montagne sur montagne ; si bien qu’au point du jour, lorsqu’il rentra chez lui, John Harmon gisait sous une chaîne alpestre ; et les montagnes s’accumulaient toujours, au tintement de ce glas funèbre, dont le fossoyeur activait son travail : « Recouvrons-·le ; écrasons-le ; empêchons qu’il ne ressuscite ! »

FIN DU TOME PREMIER

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