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2 février 46.

En priant M. Vertamy d’agréer tous mes compliments empressés, j’ai l’honneur de lui envoyer les 1er, 2e et 3e livres de la première partie des Mémoires que je sais qu’il lira avec toute l’attention de l’amitié.

La vicomtesse de Chateaubriand [1]
VI

Il faut bien croire, en présence de l’édition de 1849-1850 et des éditions suivantes, qui en sont la reproduction pure et simple, que le manuscrit de Chateaubriand, dans son dernier état, ne renfermait plus « cette division en livres et en parties », dont l’auteur lui-même parle en tant d’endroits. Les premiers éditeurs se sont certainement appliqués à donner fidèlement et sans y rien changer le texte et la suite du manuscrit qu’ils avaient entre les mains. Faire autrement, faire plus, même pour faire mieux, c’eût été sortir de leur rôle, et ils ont eu raison de s’y tenir. Mais aujourd’hui, après bientôt un demi-siècle, la situation n’est plus la même. Chateaubriand est pour nous un ancien, c’est un des classiques de notre littérature, et le moment est venu de donner une édition des Mémoires d" Outre-tombe qui replace le chef-d’œuvre du grand écri- vain dans les conditions même où il fut composé, qui nous le restitue dans son intégrité première.

Nous avons donc, contrairement à ce qui avait été fait dans les éditions précédentes, rétabli dans la nôtre cette division en parties et en livres dont il est parlé dans la Préface testamentaire. Cette distribution nouvelle de l’ou- vrage — nullement arbitraire, cela va sans dire, mais, au contraire, exactement et scrupuleusement conforme aux

  1. Je dois la connaissance de cette lettre à une obligeante communication de M. Charles de Lacombe.