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CONSIDÉRATION DE LA CITÉ


À l’heure où, pressé d’un haut pressentiment, l’homme sans femme et sans fils atteint avec la crête du mont le niveau du soleil qui descend, au-dessus de la terre et des peuples, dans le ciel la disposition solennelle d’une représentation de cité historié le suspens énorme.

C’est une cité de temples.

On voit dans les villes modernes les rues et les quartiers se presser et se composer autour des bourses et des halles, et des écoles, et des bâtiments municipaux dont les hauts faîtes et les masses coordonnées se détachent au-dessus des toits uniformes. Mais monument par le soir selon la forme d’une triple montagne, l’image ici posée de la cité éternelle ne trahit aucun détail profane et ne montre rien dans l’aménagement infini de ses constructions et l’ordre de son architecture qui ne se rapporte à un service si sublime, qu’il n’est pas à qui ne soit postérieure la préparation de ses degrés.