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petits pourcets. Ces vilains animaux grognaient d’une voix formidable en s’avançant vers le bonhomme qui fut pris de peur, et rentra bien vite chez lui en criant : « V’là Martine ! »

Toutes les personnes du pays ont vu à différentes reprises cette grosse truie sortir la nuit d’une vieille grange délabrée et chose étonnante passer par un pertu[1] pas plus grand que la musse au chat de la porte de Monsieur le curé.

Un vieillard de la commune de Montours, en rentrant chez lui, rencontra à un carrefour de route un mouton d’une allure étrange. La bête laissait le bonhomme approcher tout près d’elle, puis tout à coup se sauvait pour s’arrêter un peu plus loin. Après bien des tours et des détours le mouton entra dans le cimetière où le pauvre vieux tout essoufflé le suivit. Ô ciel! il vit la bête diminuer de volume. Elle devint de la grosseur d’un chat, puis plus pe-

  1. Trou.
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