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C’est le brave Lisis, qui semble sur le front 278
Porter empreints les traits d’un déplaisir profond.


SCÈNE III.


LISIS, MÉLITE, CLORIS.



LISIS, à Cloris.


Préparez vos soupirs à la triste nouvelle 279
Du malheur où nous plonge un esprit infidèle ;
Quittez son entretien, et venez avec moi
Plaindre un frère au cercueil par son manque de foi.


MÉLITE.


Quoi ! son frère au cercueil !


LISIS.


Quoi ! son frère au cercueil !_Oui, Tircis, plein de rage
De voir que votre change indignement l’outrage.
Maudissant mille fois le détestable jour
Que votre bon accueil lui donna de l’amour,
Dedans ce désespoir a chez moi rendu l’âme 280,
Et mes yeux désolés…


MÉLITE.


Et mes yeux désolés…_Je n’en puis plus ; je pâme.


CLORIS.


Au secours ! au secours !


278. Var. C’est le brave Lisis, qui tout triste et pensif,
À ce qu’on peut juger, montre un deuil excessif. (1633-57)

279. Var. Pouvez-vous demeurer auprès d’une personne
Digne pour ses forfaits que chacun l’abandonne ?
Quittez cette infidèle, et venez avec moi. (1633-57)

280. Var. Dedans ce désespoir a rendu sa belle âme.
mél. Hélas ! soutenez-moi ; je n’en puis plus, je pâme. (1633-57)