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ACTE I, SCENE V 6S
PHiLisTE, à Aldppe. Hier au soir?
ALCiPPE, à Phdiçte. Hier au soir.
PHILISTE, à Alcippe.
Et belle? ALCIPPE, à Phiiiste.
Magnifique. 230
PHILISTE, à Alcippe. Et par qui?
ALCIPPE, à Phiiiste. C'est de quoi je suis mal éclairci. DORANTE, les sciluant. Que mon bonheur est grand de vous revoir ici!
ALCIPPE.
Le mien est sans pareil, puisque je vous embrasse.
DORANTE.
J'ai rompu vos discours d'assez mauvaise grâce;
Vous le pardonnerez à l'aise de vous voir. 235
PHILISTE.
Â-vec nous, de tout temps, vous avez tout pouvoir,
DORANTE.
Mais de quoi parliez -vous?
ALCIPPE.
D'une galanterie.
DORANTE.
D'amour?
ALCIPPE.
Je le présume.
DORANTE.
Achevez, je vous prie, Et souffrez qu'à ce mot ma curiosité Vous demande sa part de cette nouveauté. 240
230. On a déjà vu et l'on verra plus bas encore des exemples de hier monosyllabique. Cette quantité qui, dit M. Marty-Laveaus, est restée la plus ordinaire jusqu'à Boileau, est constante chez Corneille, qui pourtant, contraire- ment à beaucoup de ses contemporains, est partisan décidé de la diéièse dans les mots terminés en ier : bouclier, meurtrier, sanglier, ouvrier, etc.
234. Rompu, pour interrompu:
Tn n'es pas supportable De me rompre si tôt. (Mélitc, 479.) Mon abord impoitua rompt votre conférence. (Galerie du Palais, II, IV.)
236. Var. Aveeque vos amis vous avez tout pouvoir (1644-1656.)
237. Galanterie, chose d'un goût galant:
Que ce bout de ruban a de ijalanterie ! [Suite du Menteur, U, vi.) 240. Vous demande sa part, vous demande commutiication ; l'oB /it ancore aujourd'hui fréquemment: donner vart de... oour commu'tiauer.
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