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ACTE n, SCÈNE II 83
CLARICE.
Quoiqu'un a pris plaisir à se jouer de vous, Î20
Alcippe, croyez-moi.
ALCIPPE.
Ne cherche point d'excuse» ; Je connais tes détours, et devine tes ruses. Adieu : suis ton Dorante, et l'aime désormais; Laisse en repos Alcippe, et n'y pense jamais.
CLARICE.
Écoutez quatre mots.
ALCIPPE.
Ton père va descendre. 525
CLARICE.
Non; il ne descend point, et ne peut nous entendre, Et j'aurai tout loisir de vous désabuser.
ALCIPPE.
Je ne t'écoute point, à moins que m'épouser, A moins qu'en attendant le jour du mariage M'en donner ta parole et deux baisers en g,SigQ. 530
CLARICE.
Pour me justifier vous demandez de moi, Alcippe...?
ALCIPPE.
Deux baisers, et ta main, et ta foi.
CLARICE.
Que cela ?
de Dorante (Garcia) sur cette fête. La méprise d'un paga qui a pris une femme
Sour une autre n'a rien d'agréable et de comque. U '•."•çlps, ce mensonge de orante, fait à son rival, devait servir au nœud de la pièce et au dénouement, il ne sert qu'à des incidents. » (Voltaire.)
524. y, à lui, serait peu correct aujourd'hui ; mais il y a au xvu" siède d'innombrables exemples de y s'appliquant aux personnes:
Est-ce peu de Camille ? Y Jnignez-Tou^ ma sœur? (Horace, II, vl.)
Oui, oui, je te renvoie à l'auteur des Satires.
— Je t'y renvoie aussi. (Molière, Femmes savante».)
527. Voyez la note du vers 188 sur avoir loisir. 628. A moins que, devant un infinitif:
Mais aussi de Florise il ne doit rien prétendre
A moins que se résoudre à m'accepter pour gendre. (Suivante, 694.)
530. Il n'y a rien de pareil dans l'espagnol. Voltaire, que ces baisers offus- quent peut-être à l'excès, se charge lui-même d'excuser Corneille: « On de- manile comment Corneille a épuré le théâtre : c'est que, de son temps, on allait plus loin; on demandait des baisers et on en donnait. » — u C'est une desplai- Bante coustume, et injurieuse aux dames, d'avoir à prester 'eurs lèvres à quiconque a trois TaletB à 8a suite, pour mal plaisant qu'il soit, n (Montftigna, disait, W, V.)
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