Page:Daressy.- Archives des maîtres d'Armes de Paris, 1888.djvu/175

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
170
ARCHIVES DES MAÎTRES D'ARMES.



La Boëssière avait du goût pour les belles-lellres ; il écrivit plusieurs pièces de théâtre : entre autres, une comédie, Crispin valet d’auteur, un opéra, la Coquette à la campagne ; il fit aussi quelques poésies.

Si la renommée ne s’est pas attachée à son nom comme poêlte et auteur dramatique, il eut du moins comme maître d’armes la gloire d’avoir formé le célèbre chevalier de Saint-George.

À ce nom illustre, ajoutons ceux de Gomard père, de Cavin de Saint-Laurent, de la Madeleine, de Pomar et de La Boëssière fils, l'auteur du traité d’escrime.

Texier de la Boëssière est mort à Paris, le 1er mai 1807, à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Trois mois au paravant, il donnait encore des leçons d’armes.

Il nous a paru curieux de donner la préface de son poème sur la mort du prince de Brunswick-Lunebourg.

Ce prince périt en 1785, victime de son dévouement en se portant au secours de deux malheureux qui se noyaient.

Nous faisons suivre cette préface de la lettre qu’écrivit La Boëssiére, en l’an XII, au commissaire du gouvernement attaché au Théàtre-Français et la réponse du commissaire à cette lettre.

Il s’agissait de strophes composées par La Boessiére, alors âgé de quatre-vingts ans.