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LA BOESSIERE PERE.

Au citoyen Laboëssière
Maître d'armes, rue Honoré, vis-à-vis l’Oratoire, n° 45.

Paris, 13 vendémiaire an 12.

Citoyen,

J’ai reçu les strophes que vous avez composées contre les forfaits des ministres anglais et que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser, je m’empresse de vous en remercier et de joindre mon suffrage particulier aux suffrages plus brilians mais non plus sincères que vous avez obtenus des premiers magistrats de la République. Vous désirez que pour donner plus de publicité à ces strophes qu’elles soient récitées sur le théâtre français, il me serait agréable de pouvoir vous complaire en cette circonstance ; mais un arrêté du gouvernement plusieurs fois renouvellé par la police, défend aux artistes de rien chanter, de rien déclamer qui soit étranger à leurs rôles, le règlement particulier de la comédie prescrit de ne faire même dans les rôles des pièces anciennes aucune espèce de changement sans qu’ils ayent été soumis à la censure du Préfet du Palais.

D’après des ordonnances aussi formelles vous jugez,