Page:Daudet - Lettres de mon moulin.djvu/159

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.


ment ceux que je ne savais pas, me gardant surtout d’avouer que je n’avais jamais remarqué si ses fenêtres fermaient bien ou de quelle couleur était le papier de sa chambre.

— Le papier de sa chambre !… Il est bleu, madame, bleu clair, avec des guirlandes…

— Vraiment ? faisait la pauvre vieille attendrie ; et elle ajoutait en se tournant vers son mari : C’est un si brave enfant !

— Oh ! oui, c’est un brave enfant ! reprenait l’autre avec enthousiasme.

Et, tout le temps que je parlais, c’étaient entre eux des hochements de tête, de petits rires fins, des clignements d’yeux, des airs entendus, ou bien encore le vieux qui se rapprochait pour me dire :

— Parlez plus fort… Elle a l’oreille un peu dure.

Et elle de son côté :

— Un peu plus haut, je vous prie !… Il n’entend pas très bien…

Alors j’élevais la voix ; et tous deux me

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils