Page:Descartes - Œuvres, éd. Adam et Tannery, II.djvu/189

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parlant la plus grande, au lieu que, ne pouuant nier qu elle ne fufl au moins la plus grande fous certaines conditions, il euft deu monftrer comment on la peut trouuer par la règle de M"^ Fermat*, vu qu’il auoit

5 affuré que cete règle enfeigne a trouuer les plus grandes fous toute forte de conditions, & que la ques- tion eftoit de fçauoir fi elle efloit bonne; dequoy il n’a donné aucune autre preuue en ces deux efcrits, finon qu’il dit que c’eft vn tefmoignage de fa bonté, qu’elle

10 ne reuffit pas en cet exemple. S’il croit que cela foit bien raifonner, ie ferois marri qu’il ne dift pas que ie raifonne très mal. Mais ie voy bien que c’eft la paffion qui l’a tranfporté, & qui luy a fait nommer toutes chofes par d’autres noms qu’il ne deuoit. Ainfy a

i5 caufe que, pour efclaircir & confirmer ce que i’auois mis dans mon i" efcrit, i’ay adioufté dans le fécond qu’encore que ce ne fuft pas le point B qui fuft donné, mais le point E, la règle de M"^ Fermat ne reuffiroit pas mieux pour cela en cet exemple, il dit que ie me fuis

20 corrigé & que i’ay reconnu la faute que i’auois faite. Ainfy il m’accufe d’auoir très mal raifonne en l’exemple de l’ellipfe & de l’hyperbole, que ie n’ay propofé que comme | très mauuais, pour le mettre en parallèle de celuy de M’^ Fermat touchant la Parabole,

2S & monftrer qu’il n’y raifonne pas bien. En quoy il fait tout de mefme que s’il accufoit vn prédicateur d’auoir iuré, a caufe que, pour monftrer l’enormité du péché

6 toutes fortes. — • 9 qu’elle] de ce qu’elle. — 1 1 que ie] qu’il. — 16 : I"] premier.

a. « M’ Fermat» (*ic), partout dans l’autographe. Clerselier imprime : « Monsieur de Fermat ».

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