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CHAPITRE IV

JEUNESSE DE DESCARTES

DEUXIÈME PÉRIODE

(1620- 1628)

Les neuf années qui suivirent, furent employées par Descartes à se défaire de ses préjugés, sans prendre encore parti cependant sur les questions qui divisaient les savants et les philosophes. Ce fut une période de libre examen à l’égard des idées qu’il tenait de ses premières études ou qu’il avait trouvées ensuite dans les livres. Mais en même temps que ce travail de destruction, il en poursuivait un autre, en vue de reconstruire une doctrine vraiment scientifique ; et pour cela, il s’exerçait à des difficultés de mathématiques, ou même aussi de physique, qu’il rendait quasi semblables à celles des mathématiques. Ainsi, démasquer partout le faux et le douteux, et le proscrire, mais aussi s’habituer à reconnaître le vrai et se préparer à l’établir inébranlablement : telle fut la double tâche du philosophe, de 1620 à 1628.

Et il se remit à voyager, préférant encore à tous les livres, comme il disait, « le grand livre du monde ». Par malheur, nous ne sommes pas beaucoup mieux renseignés sur cette nouvelle période que sur la précédente. Nous savons d’abord

a. Tome VI, p. 3o, 1. 10-14.

b. Ibid., p. 29, 1. 20-3 1.